AGIR ENSEMBLE

pour vivre en harmonie à Saint Christol les Ales

 

Écho du Conseil. Mais à quoi sert le V.P.I. ? 17 avril 2012

Classé dans : A propos du conseil....,Toutes — agir ensemble 30380 @ 11 h 25 min

Attention ne confondez pas un VIP et le VPI.

Le premier est un personnage « very » important qui a toujours une table réservée dans les bodégas de la féria d’Alès -c’est pas rien- Le second est l’ancien adjoint aux finances pédagogue de Saint-Christol devenu vice-président de l’Agglo du Grand Alès. Mais comme nous l’avons déjà dit, il est élu à Saint-Christol, socialiste à Alès, habite hors de l’Agglo et travaille hors du bassin alésien, c’est donc un Vice-Président-Itiérant, pour ne pas dire en errance, le VPI.

Cependant au dernier conseil municipal ce n’est pas le VPI qui a fait le compte rendu des affaires communautaires, mais un simple délégué qui ne s’étant pas perdu sur les routes, a relaté les travaux des commissions où il avait participé.

Il nous a appris que la commission de développement durable, ou plutôt un cabinet, va faire un guide sur les principes de l’éco construction.

La commission environnement urbain et ordures ménagères va découvrir l’usine de Salindres, dont le compost qu’elle génère est lié à la discipline des ménages sur le tri. Soyons citoyens.

La commission hydraulique va s’occuper d’un broyeur.

La commission assainissement collectif va négocier avec Véolia. Saint-Christol qui avait un tarif plus élevé que les autres communes devrait rentrer dans le rang, donc tarifs plus bas à l’horizon 2013. Bonne nouvelle.

Le VPI est passé à côté de tout cela. Mais alors à quoi sert-il ?

Peut-être à réanimer la fameuse commission d’évaluation des transferts de compétence à l’Agglo, dont il fut le papa et dont on attend les résultats de ses travaux depuis quatre ans. Il serait temps.

 

 

CITATION DE LA SEMAINE 16 15 avril 2012

Classé dans : La citation de la semaine,Toutes — agir ensemble 30380 @ 12 h 46 min

« La minorité a ceci de supérieur à la majorité, qu’elle comprend un nombre inférieur d’imbéciles. »

Léo CAMPION

(1905-1992)

Chansonnier, acteur et caricaturiste.

 

 

ça nous pend au nez …

Classé dans : Non classé,Toutes — agir ensemble 30380 @ 11 h 21 min

La Grèce connaît en ce moment de fortes (l’adjectif est faible) réductions budgétaires en même temps qu’une augmentation de la criminalité. Y-a-t-il cause à effet ? Ce n’est pas impossible.

Toujours est-il que le gouvernement grec, qui ne manque pas d’imagination, vient d’avoir une idée géniale qui permet à la fois de renflouer l’État et d’améliorer la sécurité des personnes : il met ses policiers en location.

Ce n’est pas un poisson d’avril car c’est le 2 avril que le journal officiel grec a publié les tarifs.

Au pays de Périclès vous pouvez donc louer un policier pour 30 euros de l’heure, et pour 20 euros de plus le représentant de l’ordre sera accompagné d’un chien.

Bien sur en plus de la location en bord de mer, la location d’un policier pour surveiller votre résidence principale, peut alourdir votre budget vacances, mais en ces temps d’insécurité on ne saurait être trop regardant.

Heureusement nous ne sommes pas encore comme les grecs, penserez-vous. Certes, mais il semble que cela nous pende au nez.

Avec La crise et la politique d’inégalités sociales de Sarkozy, l’insécurité en France ne cesse de croître. Par exemple en Languedoc-Roussillon les cambriolages ont progressé de 17% de 2010 à 2011 (1) et pendant ce temps là le gouvernement supprime 12.000 policiers, et ceux qui restent sont surtout occupés à la prévention routière et au bouclage des villes où se déplaçait le Sarkozy président.

Dans ces conditions que ceux qui en ont les moyens en arrivent un jour à louer les services de la police nationale n’est peut-être pas si absurde ni si éloigné. Sauf si, autre hypothèse, que les polices privées ne se développent à grande vitesse, comme en Grande Bretagne où les effectifs des polices privées ont dépassé ceux de la police nationale.

Tout cela nous pend au nez.

A moins que nous nous débarrassions de ce Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, le président de ce peuple de riches qui l’a déjà, lui, sa police privée.

 

 

Jouons un peu. DEVINETTE numéro 14 12 avril 2012

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Monsieur Frédéric Mitterrand, l’animateur-télé qui sert de ministre de la culture à Sarkozy, a voulu censurer un des trois rappeurs cités ci-dessous.

 Lequel est-ce ?

 

A. Oreslam, parce qu’il a chanté

« On verra comment tu suces quand j’te déboîterai la mâchoire. »

 

B. Morsay, à cause de

« J’ nique la police municipale. » 

 

C. Trissotin, pour son tube

« Le budget morne plaine. »

 

Attention au piège.

 

La première bonne réponse gagnera l’habituel porte-clé.

 

 

 

Écho du conseil. ON MARCHE SUR LA TETE. 10 avril 2012

Classé dans : A propos du conseil....,Toutes — agir ensemble 30380 @ 8 h 24 min

Au dernier Conseil Municipal, lors de la discussion sur les affaires communautaires, Suzanne Coulet a souhaité la mise en place d’une carte communautaire des médiathèques qui remplacerait les cartes locales et permettrait l’accès à toutes les médiathèques du Grand Alès. D’autant que ces dernières sont de la compétence -partagée- de l’Agglo.

 L’adjoint à la culture de Saint-Christol (vous savez, celui qui fait les courses…) a répondu qu’il en discuterait avec le directeur de la médiathèque d’Alès.

On marche sur la tête.

Jusqu’à maintenant la mission des fonctionnaires des collectivités était d’appliquer les décisions des élus, de mettre en route leurs politiques. Dans le cas qui nous occupe, la commission culturelle de l’Agglo en aurait discuté, puis éventuellement le Conseil de Communauté aurait voté une délibération que les fonctionnaires auraient mise en pratique.

Eh bien nous apprenons qu’apparemment ce n’est plus comme ça que ça se passe. Si nous comprenons bien, l’adjoint à la culture de Saint-Christol va donc aller chez le directeur de la médiathèque d’Alès pour en discuter, voir si c’est possible, si ça ne le gène pas, si cela ne lui amènerait pas trop de tracas, et puis nous attendrons…

Notons au passage qu’il ne semble pas nécessaire de consulter la directrice de la médiathèque de Saint-Christol.

On voit surtout comment dans l’Agglo de l’UMP Roustan les élus locaux des autres communes sont considérés : ils doivent faire antichambre chez les directeurs de services de la ville d’Alès.

Saint-Christol sous Alès nous y sommes, et on marche sur la tête.

 

 

CITATION DE LA SEMAINE 15 8 avril 2012

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 » Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l’école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats. »

Guy BEDOS

 

 

Écho du Conseil. Monsieur de La PALICE INVITE SURPRISE. 5 avril 2012

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La comtesse d’Escarbagnas étant encore absente ce soir là, c’est le sieur Truffaldin qui s’est exprimé sur le budget 2012 au nom de la fraction UMP de la liste UMPPS.

L’intervention de Truffaldin fut aussi brève que celle de Trissotin (fraction PS de la liste UMPPS) fut longue, aussi concise que celle de Trissotin fut embrouillée.

 Son explication de vote fut :

« On n’a pas les mêmes idées. » (que la municipalité)

« On les aura pas demain ! »

« La municipalité est trop loin du gouvernement. »

Point barre.

Trois palissades en trois phrases. Bravo Truffaldin qui en ressuscitant Monsieur de La Palice donne à l’UMP locale, qui a déjà une comtesse, un prestigieux maréchal de France.

La classe.

Noms cités :

Comtesse d’Escarbanas, élue UMP numéro 2 de la liste UMPPS, devenue la numéro 1 après la démission rapide du numéro 1, le PS l’Ami du Béton. Aujourd’hui elle est l’arlésienne du Conseil.

Truffaldin, leader local de l’UMP.

Trissotin, trop célèbre pour être présenté.

Jacques de La Palice (ou Palisse) Maréchal de France, né en 1470 mort à la bataille de Pavie le 24 février 1525. Comme Truffaldin il devait brillamment exprimer des évidences, d’ailleurs un quart d’heure avant sa mort il était encore vivant.

 

 

Echo du Conseil : WATERLOO 3 avril 2012

Classé dans : A propos du conseil....,Toutes — agir ensemble 30380 @ 12 h 10 min

Le conseil municipal du 20 mars concernant le budget, aurait pu être un conseil sérieux et sans surprise, c’était compter sans Trissotin (1) qui a permis aux autres élus, au public, de s’amuser un peu…à ses dépens.

 D’abord chacun était sur ses positions, sinon dans son rôle.

L’ancien CMDEAC (2) il faut le reconnaître, a réussi sa reconversion en adjoint aux finances, sa présentation du budget de la majorité municipale, plus politique et plus synthétique que celles de l’ancien pédagogue comptable, a permis d’en avoir une vision d’ensemble, de mieux comprendre les choix (contestables) de la majorité.

 

Au nom d’ Agir Ensemble, Suzanne Coulet, dans un premier temps, a condamné la forme : cette fausse démocratie participative qui consiste à organiser avant le conseil, une réunion publique lorsque tout est décidé et cadenassé. Il serait plus honnête de faire une réunion d’information après le vote du budget où chaque groupe apporterait ses commentaires.

Pour Agir Ensemble, associer réellement la population, « impliquerait en amont plusieurs mois de réunions thématiques avec la population. »

L’adjoint à la culture, vous savez celui qui fait les courses au supermarché pour les repas des musiciens les jours de concert (3) a eu cette réponse édifiante :

« Ce serait idéal si tout le monde comprenait le budget. »

Traduction : Comme les habitants ne sont qu’une bande d’ignorants le budget ne peut se discuter qu’en petit comité. Et après ça, avec ses petits camarades, il viendra nous parler d’éducation à la citoyenneté.

Puis les élus d’ Agir Ensemble ont dénoncé les taux de la fiscalité bien trop élevés sur notre commune, et les choix de la majorité en matière d’investissement, qui à notre avis ne correspondent pas (mis à part la cuisine scolaire) aux nécessités prioritaires de la commune.

 

Son tour venu, le conseiller municipal de « l’Avenir Autrement » a voulu faire honneur à sa situation de candidat UMP à la députation en défendant le sarkozisme et son application locale : « Puisque l’État fait des efforts, il faut des efforts des communes. »

Les efforts de l’État on voit ce que cela donne. Malgré les centaines de milliers d’emplois publics supprimés et une fiscalité totalement injuste, la dette publique a explosé sous le règne de Sarkozy. Quand aux efforts des collectivités locales ils consistent à amortir pour les populations l’austérité que le président-candidat nous a imposé, efforts que les collectivités ne font pas sans difficultés car « Le 20 mars on ne connaît pas encore les dotations de l’État » a signalé l’adjoint aux finances.

 

C’était donc une séance sérieuse, presque convenue, avec ce budget 2012 , jusqu’à ce qu’intervienne Victor Hugo, pardon, Trissotin.

« Ce budget c’est une triste et morne plaine. »

Une plaine ? Ça alors ! Effectivement Clarté et Démocratie disait être une gauche de terrain, la voilà maintenant avec un budget de terroir.

Après cette référence littéraire, Trissotin aligna de ces bonnes blagues qui font sa renommée et que nous résumons ici.

Il a déploré une baisse des investissements. Comme si chaque année il fallait acheter un autre terrain pour construire un autre lycée. A moins qu’il veuille que la caserne des pompiers de Lédignan soit reconstruite à Saint-Christol sur le terrain inondable qu’il avait trouvé à cet effet (ça a été longtemps son dada).

Il a inventé une nouvelle comptabilité communale en remplaçant les dotations par des « promesses de subventions ».

Il a cru que les restes à réaliser du budget 2011 étaient des projets abandonnés, et pour finir il a énoncé des chiffres de pure fantaisie qu’il n’a pu retrouver sur les lignes budgétaires, ce qui a permis à la majorité de le « massacrer » trop facilement.

Sa colistière la Gente Meunière a voulu prendre sa défense : « Vous avez oublié quand vous étiez dans l’opposition » lança-t-elle au maire.

La différence c’est que lorsque la majorité d’aujourd’hui était hier dans l’opposition, ses interventions sur le budget étaient construites et amenaient le débat, pas la franche rigolade. Ce qui permit à Suzanne Coulet de dire aux opposants d’hier « Il faut dire qu’à l’époque c’était vous même qui prépariez vos interventions ». Hilarité générale (moins deux abstentions).

Trissotin aurait-il un « nègre » dont il n’assimilerait pas bien les écrits ? La question est à nouveau posée.

 

Mais avant de clore ce compte rendu nous sommes obligés de signaler à Trissotin que ce n’est pas un budget qui a une morne plaine, c’est Waterloo

« Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine ! » a écrit Victor Hugo dans un long poème qui a pour titre L’expiation, qui fait partie du recueil «Les châtiments ».

Quoiqu’il est vrai que cette séance fut pour Trissotin un véritable Waterloo, qu’il y reçut des autres élus un véritable châtiment.

Était-ce un début d’expiation pour son alliance UMP/PS ?

 

 

 

(1) Trissotin est le secrétaire de la section locale du PS alliée à l’UMP aux municipales.

(2) CMDEAC Conseiller municipal délégué exclusif aux affaires communautaires.

(3) Voir l’article du 15 septembre 2011 « L’adjoint aux finances c’est pas du pipeau ».

 

 

CITATION DE LA SEMAINE 14 2 avril 2012

Classé dans : La citation de la semaine,Toutes — agir ensemble 30380 @ 8 h 48 min

« Il vaut mieux qu’il pleuve un jour comme aujourd’hui plutôt qu’un jour où il fait beau. »

Pierre DAC

 

 

MELENCHON, piège à c…. 31 mars 2012

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Lors d’un rassemblement du candidat du Front de Gauche, j’ai vu dominant tous les mots d’ordre, une multitude de pancartes « Pour une 6ème République » et des affiches où il était écrit « Prenez le pouvoir ».

 

Je me souviens qu’en mai 2003, au congrès de Dijon du Parti Socialiste, dont à l’époque je faisais partie comme Jean Luc Mélenchon, j’avais participé à la création d’un courant dénommé NPS ( Nouveau Parti Socialiste) et dont l’axe primordial était justement la création d’une 6ème République, afin d’en finir avec la « monarchie-présidentielle » actuelle et réaliser un rééquilibrage et une séparation réelle des pouvoirs.

Ce courant était issu de la Convention pour la 6ème République créé en juin 2001 par Arnaud Montebourg et dont Suzanne Coulet et Paul Alliés étaient membres fondateurs.

A l’époque Mélenchon avait vivement combattu ce courant, et notre 6ème République n’était pour lui qu’ « une connerie », une idée ridicule de bobos.

Aujourd’hui il reprend la même chose, il en fait son fond de commerce électoral.

 

Si je peux lui reprocher d’avoir contribué à ce que le PS ne fasse pas sienne cette idée il y a déjà 9 ans, je ne lui en veux pas trop de reprendre aujourd’hui cette bonne idée nécessaire. Mais son mot d’ordre « prenez le pouvoir » c’est autre chose.

D’abord on ne voit pas très bien comment le peuple entier peut prendre le pouvoir à travers l’élection d’un seul homme, à part que ce soit une nouvelle variante du pouvoir personnel. Puis il ne faut pas oublier que Mélenchon est le candidat investi par le Parti Communiste, et partout où le PC a pris le pouvoir au nom du peuple il l’a immédiatement confisqué en liquidant au passage ses opposants. Soixante dix ans plus tard lorsque les régimes communistes se sont effondrés qu’en est-il resté ? La mafia en Russie, la guerre civile en Yougoslavie, la famine en Albanie…et dans les pays où il garde encore le pouvoir on ne voit que militarisme et misère en Corée du nord, accumulation des pires excès du communisme et du capitalisme réunis en Chine.

« Prenez le pouvoir » dit-il, mais avec ces gens là ça fait peur.

 

Cependant Mélenchon ne se limite pas à la révolution prolétarienne, il veut aussi une révolution écologique à travers sa « planification écologique ».

J’avoue qu’il faut une sacré dose de mauvaise foi pour affirmer cela quand avec le Front de Gauche qui le soutien, nous avons les deux partis politiques les plus productivistes et les plus acharnés défenseurs du nucléaire en France.

 

Mélenchon : des mots d’ordre qui disent le contraire de la réalité du parti qui l’a investi.

Un piège à c…

J’évite.

 

Pierre-Gilles Coulet