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LES 4 ESCROQUERIES POLITIQUES MAJEURES. 11 octobre 2018

Classé dans : Toutes — agir ensemble 30380 @ 13 h 52 min

 

C’est par de véritables tromperies que l’idéologie dominante (aujourd’hui celle du capitalisme financier) et les pouvoirs qui la servent parviennent à faire accepter, sinon souhaiter à 90% de la population des choix contraires à leur intérêts, à leur bonheur.

Dans ce foisonnement on relèvera quatre escroqueries majeures à la base des politiques de Sarkozy, Hollande et Macron qui leur permettent de nous berner :

1 La haine de la dépense publique

2 L’épouvantail de la dette

3 L’identité et l’immigration

4 Le détournement de l’Etat de droit

Concernant les deux premiers nous nous référerons ici au « Traité d’économie hérétique » de Thomas Porcher

 

1 LA DÉPENSE PUBLIQUE.

Haro sur la dépense publique ! C’est le cri de tous les gouvernements.

Qu’est-ce donc ? Elle est composée par

  1. le fonctionnement des administrations publiques (hopitaux, éducation, justice, police…)
  2. les transferts (prestations sociales, subventions…)
  3. l’investissement public (infrastructures, équipements…)
  4. les intérêts de la dette publique.

En 2015 cela donnait un total de 1 243 milliards d’euros soit 57% de notre PIB.

Là où est l’escroquerie c’est que l’on voudrait nous faire croire que c’est une part du PIB qui est prélevée et qu’il resterait 43% au secteur privé, cela donne l’impression que 57% des richesses produites sont captées par le secteur public ce qui est faux. Il s’agit juste d’une valeur comparée au PIB et non une partie enlevée.

D’ailleurs l’économiste Christophe Ramaux de l’université Paris I montre qui si l’on appliquait la même méthode de calcul à la dépense privée des ménages et des entreprises on ateindrait plus de 200% du PIB.

Certains pays comme l’Allemagne ont une dépense publique inférieure à la France : 44% du PIB contre 57%, car les retraites sont majoritairement par capitalisation alors que chez nous elles sont obligatoires et par répartition. Les retraités sont donc mieux couverts chez nous et par conséquent moins pauvres qu’en Allemagne.

En réalité la dépense publique est un choix de société qui donne une importance primordiale à l’Etat social.

Comparer uniquement les niveaux des dépenses publiques pour pointer que nous sommes au dessus de la moyenne européenne, sans comparer les services rendus à l’individu, à savoir son taux de couverture sociale, son niveau de retraite, le coût de l’éducation, de la santé relève de la pure escroquerie. En France nous avons choisi de financer ces services par l’impôt pour qu’ils soient gratuits à la consommation.

Ayons à l’esprit qu’aux USA où le système de santé est essentiellement privé il y est plus cher et inégalitaire. Les dépenses de santé y représentent 17% du PIB contre 11,7% en France, et pourtant chaque année, 2 millions d’américains font faillite à cause de factures médicales. Un débat sérieux sur la dépense publique mériterait ce type de comparaison.

Pour justifier les coupes dans la dépense publique l’épouvantail de la dette est souvent mis en avant.

Or plus de dépense publique ne veut pas dire plus de dette publique.

Certains pays ont des dettes faibles et une dépense publique importante et inversement.

Quelques comparaisons :

  • Danemark dette publique 40% du PIB dépense publique 55%
  • Japon dette publique 250% du PIB dépense publique 41%
  • Portugal dette publique 130% du PIB dépense publique 46%

Souvent les coupes dans la dépense publique ont un effet inverse. Rappelons nous la Grèce, la réduction de plus de 20% de la dépense publique entre 2009 et 2015 a entraîné une chute de 25% du PIB tandis que la dette rapportée au PIB est passée de 126,7% à 177,4%.

 

Aujourd’hui la dette de la France représente 99% du PIB alors qu’en 1945 elle approchait les 200%. A cette époque nous l’avons faite tomber à  30% du PIB en moins de dix ans, mais pas en abaissant la dépense publique ; au contraire nous avons créé la sécurité sociale et réalisé des investissements massifs.

A cette époque la dette a été résorbée en instaurant un impôt exceptionnel sur le capital privé et les hauts patrimoines, en utilisant l’inflation et en la restructurant en négociant avec les banques. Exactement le contraire de ce que fait Macron avec les félicitations des « experts » des chaines d’info.

La réalité est que ceux qui prônent la baisse de la dépense publique veulent s’attaquer à la sphère de l’Etat social pour la privatiser et en tirer des profits. Nous passerions de l’individu considéré en fonction de ses besoins à l’individu servi en fonction de ses possibilités financières.

En 1945 l’arbitrage s’est fait en faveur du peuple contre les très riches, les banques, les détenteurs d’actions. Aujourd’hui c’est l’inverse et la « propagande » est telle que bien peu en ont conscience.

 

 

 

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