AGIR ENSEMBLE

pour vivre en harmonie à Saint Christol les Ales

 

CITATION DE LA SEMAINE 26 25 juin 2017

Classé dans : La citation de la semaine,Toutes — agir ensemble 30380 @ 14 h 00 min

« On est bien. »

Jérôme DESCHAMPS

« C’est dimanche« 

 

 

Écho du Conseil. LA MONITRICE A FINI DE BOUDER. 24 juin 2017

Classé dans : A propos du conseil....,Toutes — agir ensemble 30380 @ 17 h 22 min

 

On ne la voyait plus au Conseil Municipal.

Madame Sortais, la conseillère de la majorité municipale déléguée à la jeunesse, qui la plupart du temps confond son rôle d’élue avec celui d’une monitrice de centre de loisirs et l’apprentissage de la citoyenneté du CMJ avec des activités de colonie de vacances, n’apparaissait plus depuis quelque temps aux séances du Conseil.

Cette persévérance en absence nous interrogeait.

Il semblerait, selon les sources bien informées de milieux autorisés (ou inversement) que la monitrice boudait.

La raison étant que le maire ayant refusé d’assouvir pleinement ses désirs budgétaires, elle se voyait contrainte de mettre un frein à ses projets ambitieux : limiter chasses aux œufs, défilés costumés, réduire les soirées dansantes…Insupportable.

Telle un fameux guerrier grec qui n’ayant pas eu toute sa part du butin avait abandonné le combat et s’était retiré sous sa tente, elle s’est mise à bouder.

On ignore si comme le grec elle a obtenu satisfaction -on pense que non- mais, bonne nouvelle, la monitrice a mis un terme à sa bouderie.

Elle est réapparue à la séance du 20 juin.

Nous reviendrons sur cette séance, mais on voulait commencer par une note sympathique avant d’aborder ce triste Conseil.

 

 

Présidentielle, Législatives : ÉLECTIONS EXTRAORDINAIRES. 22 juin 2017

Classé dans : Non classé,Toutes — agir ensemble 30380 @ 12 h 14 min

 

1. Le théorème de Lampedusa.

« Il faut que tout change pour que tout reste comme avant. »

Telle est la leçon du « Guépard » le chef d’œuvre de Guiseppe Tomasi di Lampedusa. Il raconte le moment où grâce aux chemises rouges de Garibaldi, le peuple sicilien chasse le roi Bourbon. L’unité italienne réalisée, il est remplacé par le roi du Piémont. Le personnel politique est changé mais l’ordre social demeurera immuable.

C’est ce que nous venons de vivre. Un apparent bouleversement (75% de nouveaux députés) un nouveau monarque républicain, pour déboucher sur la poursuite, l’approfondissement du néolibéralisme subi depuis 10 ans. Les marchés financiers dictent toujours leur loi.

2. Ils l’ont rêvé. Macron l’a fait.

« Sortez les sortants » disait Le Pen.

« Dégagez les tous. » disait Mélenchon.

C’est Macron qui l’a fait. Porté par son intelligence et la complaisance des médias il a renversé la table. Les deux partis qui se partageaient le pouvoir depuis des lustres pour faire à peu près la même chose ces dix dernières années, PS et LR sont laminés, détruits.

Le PS est en déroute et c’est mérité après toutes ses trahisons.

La droite a explosé. Les uns s’opposent mollement, les autres collaborent ardemment.

Il n’empêche, pour une surprise c’est une surprise. Pouvait-on penser il y a un an à un tel séisme ?

Il n’empêche, c’est quand même jouissif de voir tous ces caciques perdre un pouvoir qu’ils croyaient leur propriété, balayés par des inconnus sortis de nulle part.

3. Voici la monarchie quinquennale.

Les élections législatives dans la foulée de la présidentielle ça a tué la séparation des pouvoirs. Elles débouchent sur une chambre d’enregistrement, une assemblée de cour redevable de son élection au monarque républicain.

Finalement nous sommes devenus une monarchie élective où tous les 5 ans tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire sont attribués à une seule personne.

Premier ministre et Assemblée deviennent inutiles sauf pour amuser la galerie et occuper les médias. Les supprimer réduirait la dépense publique. On garderait le Sénat transformé en chambre des pairs.

4. Et la démocratie dans tout ça ?

« Puisque le peuple vote contre le gouvernement il faut dissoudre le peuple. » disait Brecht en Allemagne de l’Est.

Nous atteignons aujourd’hui un stade supérieur, car dans notre système, le peuple, on peut s’en passer. Les chiffres des législatives le démontrent :

Premier tour, abstentions 51,29% des inscrits.

Deuxième tour, abstentions 57% des inscrits.

Et cela n’a aucune incidence sur les résultats. On peut vraiment se passer du peuple. La République En Marche avec au premier tour 15,39% des inscrits, obtient finalement 308 députés sur 577.

En fait la démocratie nous avons eu l’impression de la vivre avant les vraies élections. Quand Hollande a été obligé de jeter l’éponge, quand Sarkozy et Valls ont été éliminés dans leurs primaires, quand Fillon est tombé dans la mare au Canard..

Comment réintégrer le peuple dans la démocratie ?

  • Dissocier l’élection présidentielle et les législatives.
  • Et soyons fous, mieux que la proportionnelle venons en au tirage au sort

Évidemment cela n’est pas au programme, ça ferait chuter la Bourse.

5 La victoire des appellations vides de sens.

C’est la victoire des noms qui veulent rien dire, vidés de toute idéologie

« La République En Marche » vers quelle destination ? Un grand bond en avant, deux pas en arrière ? Et puis c’est pas elle qui bouge, c’est nous :

La République on s’en approche, 1789.

La République on s’en éloigne, 1940 ;

La République on s’en sert…

« La France Insoumise » à qui, à quoi ? En tous cas pas aux élections, et leurs députés ne sont pas insoumis au règlement de l’Assemblée. Une France peut elle être insoumise en se livrant à un vénéré leader, ou quand elle veut soumettre toutes les composantes de la gauche ?

Des insoumis on peut en trouver du côté de Notre Dame des Landes, mais au Palais Bourbon il y a au mieux des oppositions.

« Les Républicains » ils ont obtenu 10,27% des inscrits. Leur titre laisse-t-il à penser que près de 90% de la population n’est pas républicaine ?

A l’inverse « Parti Socialiste » c’est une appellation qui suggère un contenu politique, idéologique. Seulement voilà, depuis quelque temps on s’est aperçu que cette appellation aussi, elle ne voulait plus rien dire. Eux ils ont perdu. Bien fait.

6. La dernière ineptie de Cambadélis.

Général en chef du PS au moment de cette Bérézina, il a eu le temps de dire avant de démissionner, qu’il fallait :

« une nouvelle offre politique à gauche.»

Le pauvre, malgré cette débâcle il n’a toujours rien compris. Il en est resté au socialisme de l’offre cher à Hollande. Alors que ce qu’il faut satisfaire à gauche en matière de justice sociale et d’égalité, c’est la demande.

 

 

CITATION DE LA SEMAINE 25 19 juin 2017

Classé dans : La citation de la semaine,Toutes — agir ensemble 30380 @ 10 h 54 min

« L’art c’est toute chose créée par un personne qui donne du bonheur à une autre. »

Kate ATKINSON

« L’homme est un dieu en ruine« 

 

 

Chiffres à noter. DONNÉES MARINES. 17 juin 2017

Classé dans : CHIFFRES A NOTER,Toutes — agir ensemble 30380 @ 8 h 31 min

 

 

71% c’est ce que représentent les mers et les océans par rapport à la surface totale du globe. C’est le plus grand écosystème planétaire.

 

50% c’est la part d’oxygène que nous respirons qui est produite par les mers.

 

33% du dioxyde de carbone produit par la terre est absorbé par cet écosystème.

 

8 millions de tonnes. C’est le poids de déchets plastiques envoyés à la mer chaque année.

 

2050 c’est l’année où le volume de ces détritus pourrait dépasser le volume des poissons dans le monde marin.

 

L’ONU s’alarme de la dégradation très avancée de cet écosystème, dont les causes sont la mondialisation, la pollution, la surpêche et le changement climatique. Cette dégradation augmente les risques d’événements climatiques violents.

 

Mais que tout ça ne vous dissuade pas d’aller à la plage dimanche.

 

 

Législatives. Pour FAIRE le BARRAGE les sacs de sable sont TROP LOURDS. 15 juin 2017

Classé dans : Non classé,Toutes — agir ensemble 30380 @ 18 h 19 min

 

C’est reparti pour un tour. Une fois de plus on nous demande de faire barrage à l’extrême droite, au FN.

Mais de barrage en barrage, depuis 2002, les sacs de sable qu’on nous fait porter et entasser pour arrêter l’eau noire dont le niveau ne cesse de monter, sont de plus en plus lourds ; ce sont eux qui finissent par nous écraser.

Nous avons rejeté Sarkozy, nous avons rejeté Hollande, et aujourd’hui faire barrage au FN consiste à supporter Sarkozy ET Hollande par l’intermédiaire de leur conseiller Macron et de ses marcheurs. C’est insupportable.

Que contiennent les matériaux du barrage ?

Un pays livré à une finance sans contrainte, la liquidation de l’État social poursuivie, le code du travail démantelé, la TVA et la CSG qui augmentent, l’impôt sur les sociétés, les cotisations sociales qui diminuent ; l’injustice sociale imposée par l’UE sagement appliquée avec la diminution de la dépense publique qui est pourtant le facteur essentiel de l’égalité et du développement ; l’état d’urgence liberticide qui devient la règle permanente ; la démocratie sacrifiée avec le législatif enchaîné par l’exécutif ; les affaires politico-financières qui continuent avec les « nouvelles » têtes (Ferrand, Bayrou, Sarnez) la presse muselée quand elle n’est pas la propriété ou aux ordres des hommes d’affaires amis du pouvoir; un champion de l’évasion fiscale candidat d’En Marche…..

C’est ce que renferment (et l’inventaire est incomplet) les sacs de sable ou les bulletins de vote pour faire le barrage. C’est trop lourd, c’est trop fatigant.

Et puis ça suffit de faire ce sale boulot, ce comportement masochiste qui consiste à voter pour une politique de droite même quand on est de gauche. Laissons donc faire le barrage aux « entrepreneurs » pleins d’illusions sur la macronie.

Cela dit pas une voix ne doit aller aux xénophobes, alors on peut voter blanc, rester à la maison, aller à la plage…

 

 

Législatives. A GAUCHE LE CHAOS. 12 juin 2017

Classé dans : Non classé,Toutes — agir ensemble 30380 @ 17 h 16 min

Ce dimanche 11 juin, dans une élection majeure, les abstentionnistes étaient plus nombreux que les votants. C’est une première, elle est sinistre, et le pouvoir serait fou de l’ignorer. La désertion des électeurs exprime un décalage alarmant entre les institutions et ce qu’en perçoivent les Français.

Décidément, l’introduction du quinquennat et l’inversion du calendrier des législatives sont en train d’accoucher d’une République dont le pouvoir exécutif, c’est-à-dire celui d’un seul homme, le président, a dissout le pouvoir législatif. Les élections législatives sont devenues l’annexe de la présidentielle.

La majorité du président va être caricaturale. Il faut s’être habitué à l’impensable pour constater sans s’étonner, comme on le fait en France, qu’un parti qui dispose de 16 % des inscrits puisse obtenir 80 % des sièges à l’Assemblée nationale. Cela ne pourra pas durer toujours.

Hier soir, le parti socialiste a disparu. Il dominait la scène et la gauche depuis 40 ans ; il s’est volatilisé.

La cause sur le long terme c’est la dépolitisation croissante, la perpétuation de responsables transformés en notables que les Français ne supportent plus, la conversion, derrière les impératifs de gestion, à un social-libéralisme qui désorientait ou braquait les électeurs de gauche, tout cela a miné l’édifice. Mais le court terme c’est aussi le quinquennat Hollande et l’avènement de Manuel Valls à Matignon. Ils ont accéléré la catastrophe en dynamitant ce qui était cinq ans plus tôt une majorité qui disposait des villes, des départements, des régions, du Sénat, et de l’Assemblée.

Quand Manuel Valls a décrété que les gauches étaient « irréconciliables », il est allé au bout d’un cheminement qui détruisait le PS d’Épinay, celui de François Mitterrand. Mitterrand avait institué le marche ou crève des gauches antinomiques. Le mot d’ordre était de les rendre conciliables. Quand, lors des municipales de 1977, cet homme qui venait de la droite a obligé des centaines de bons notables roses, dans le genre d’un Gaston Defferre, à faire alliance avec le PC, il a mis en place des « alliances contre nature », comme disait la droite de l’époque.

Au bout du compte, la conciliation des « irréconciliables » a amené la gauche au pouvoir, avec ses limites, ses retournements, ses variations, et cette gauche bancale a gagné les élections, tandis que les Français y ont trouvé de nombreux acquis.

En théorisant la fin du parti « mi-chèvre rose mi-chou blanc », Manuel Valls a livré le PS au centre droit d’Emmanuel Macron et soldé une histoire qui vaut ce qu’elle vaut, mais que Mitterrand a fait durer quarante cinq ans.

Donc le PS est tombé par sa faute et ses retournements. C’est un fait. Fleurs et couronnes, c’est du passé, n’en parlons plus.

Mais ce constat n’explique pas tout. Il ne dit pas pourquoi cette Bérézina est devenue celle de toute la gauche, et pourquoi personne n’a pris la place que le PS avait abandonnée. C’est qu’il y a dans cette débâcle collective un autre acteur central, qui ne s’est pas hissé à la hauteur du moment historique qu’il avait pourtant su créer par son talent, au premier tour de la présidentielle.

Le 23 avril, Jean-Luc Mélenchon est devenu, par la volonté des électeurs, le numéro un de la gauche, le patron, celui vers qui se tournaient les regards. Il pouvait réconcilier les gauches, apaiser les divergences, faire venir à lui les électeurs déboussolés par cinq ans de hollandisme. Il a choisi de souffler sur les braises, d’excommunier, de dénoncer les contradictions plutôt que de les dépasser. Les socialistes étaient des « crevards », les communistes, « le néant et la mort ».

À sa manière, Jean-Luc Mélenchon a décrété, comme Manuel Valls, mais pour des raisons rigoureusement inverses, l’un par effondrement idéologique, l’autre au nom de la pureté, que les gauches étaient « irréconciliables » et il a accablé ses partenaires potentiels.

Le mal est fait. La gauche est affaiblie comme jamais, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne se relèvera pas, dans sa diversité et ses contradictions. Les cimetières politiques sont peuplés de ressuscités. Encore faut-il que les uns et les autres ne se contentent pas de se frotter les mains devant les malheurs du rival. Encore faut-il que chacun assume ses égarements. Et que tout le monde renonce à s’écharper au pied du monument aux morts.

D’après Hubert Huertas

Médiapart. 12 juin 2017.

 

 

Citation de la semaine 24 11 juin 2017

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Il nous faut arracher la joie

Aux jours qui filent.

Vladimir Maïakovski

 

 

LA FACE CACHÉE du Monde Merveilleux de l’AGGLO. 9 juin 2017

Classé dans : Non classé,Toutes — agir ensemble 30380 @ 18 h 39 min

 

D’une parution à l’autre, le journal mensuel d’Alès Agglomération nous présente un monde idyllique, merveilleux, où tout est beau, où tout est bon. Un monde parfait à peine terni par une plainte récurrente au moment des votes du budget : la baisse des dotations de l’État, mais qui au final n’empêche pas le budget d’être équilibré et ambitieux.

On pourrait donc penser à cette lecture mensuelle que les choses ont changé depuis 2013 et la parution du « Mystère français » d’Emmanuel Todd et Hervé Le Bras, qui passait la France au scanner de la cartographie la plus moderne.

A cette époque dans un article paru sur ce blog le 2.08.2013, intitulé « Bassin alésien. Bassin des handicaps » nous écrivions que « Le journal de propagande du Grand Alès et ses belles histoires est totalement déconnecté de la réalité » ne parlant jamais de notre pôle position concernant le chômage et la pauvreté.

Quoi de nouveau quatre ans plus tard ?

Le journal de l’Agglo est toujours aussi enthousiasmant. Il nous a même appris cette année que nous sommes « La 2ème Agglo la plus entreprenante de France » et comble de la réussite nous sommes devenus un modèle « le modèle alésien »

« Le terreau favorable à l’implantation d’entreprises est entretenu par un réseau de partenaires motivés….Le tout coordonné par Alès Agglomération. Cette façon de travailler en synergie aux antipodes des fonctionnements administratifs traditionnels, est la marque de fabrique du territoire, une sorte de modèle économique alésien qui fait référence en France. »

Manque de chance, après ce remarquable morceau d’autosatisfaction, l’Observatoire des territoires publiait un atlas économique et social de la France, avec les évolutions constatées entre 2012 et 2016.

Apparaît alors la face cachée -qui nous est cachée- de l’Agglo.

L’étude cartographique de l’Observatoire confirme que les zones où le chômage est élevé sont les mêmes depuis plusieurs années. Notre agglo y est située dans la strate au taux de chômage de la population active le plus élevé (entre 15 et 17,6%) et dans le groupe qui a connu les plus fortes hausses en quatre ans.

Il est souligné dans cette étude que depuis 2006 les créations d’emplois se concentrent sur les aires urbaines de plus de 500 000 habitants. Parallèlement les villes moyennes ont vu ces dernières années le nombre de créations d’emplois décliner. Un phénomène qui renforce les inégalités entre les citoyens et les territoires.

Le « point fort » de l’Agglo, les «  11,6% de créations d’entreprises sur le territoire » n’a pas inversé cette tendance lourde. Conséquence : notre Agglo si « entreprenante » se situe dans les plus hauts pourcentages des taux de pauvreté, entre 20 et 25,2% pour une moyenne nationale déjà élevée à 14,6%.

Et si l’École des Mines et un atout, notre bassin est tout de même au sommet de l’échelle pour la part de non diplômés parmi les 15/25 ans non salariés soit dans la fourchette de 35 à 41%.

Etc, etc…

Ainsi de 2013 à 2017, malgré les belles histoires du Journal de l’Agglo, le bassin alèsien demeure le bassin des handicaps. Handicaps qui se sont même accentués.

Il faut donc un sacré aplomb pour parler d’un « modèle économique alésien qui fait référence en France ». Mis à part s’il s’agit du modèle à ne pas suivre.

Nous n’ignorons pas que la désindustrialisation de la France a eu un caractère catastrophique pour des régions comme la notre, et il n’est pas de notre propos de nier l’utilité des outils que l’Agglo met en place pour essayer de nous en sortir, quand il ne s’agit pas bien entendu de simples effets d’annonce. Mais présenter -à travers son mensuel- notre Agglo comme un pays de cocagne à nul autre pareil, alors que nous avons entre autres, les plus forts taux de pauvreté, de chômage et des jeunes sans diplôme, c’est prendre les grands-alésiens pour des débiles.

Et comment pourra-t-on améliorer notre situation économique et sociale avec une structure communautaire qui nie la réalité ?

 

 

Législatives (5è circonscription du Gard). NOTRE CHOIX. NOTRE VOTE. 6 juin 2017

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Dans Médiapart, dont il est le fondateur, Edwy Plenel a écrit un article où nous nous retrouvons tant son analyse confirme les positions que nous avons affichées sur ce blog.

Il s’intitule « Pour une assemblée plurielle contre le fait présidentiel ». Il contribue à notre choix électoral, c’est pourquoi nous en reproduisons de larges extraits.

« Par son charivari de la vieille politique, la présidentielle a dit la soif de renouveau démocratique. Mais si les législatives donnaient une majorité absolue au pouvoir, ce serait un retour en arrière, aux pratiques hégémoniques et au parlementarisme asservi. C’est pourquoi il faut une Assemblée plurielle ouverte à la diversité d’une opposition démocratique, sociale et écologique.

…Par l’effet de levier d’un mode de scrutin législatif injuste et archaïque, qui amplifie la confiscation du pluralisme politique par le pouvoir présidentiel, Macron entend devenir non seulement majoritaire, mais hégémonique à l’issue des élections législatives…accentuer la domination présidentielle sur notre vie publique. Un homme seul, parce que devenu président de la République, deviendrait ainsi l’unique artisan et garant de la diversité politique, sociale, culturelle, idéologique, etc, d’une nation profondément divisée…

Au second tour de l’élection présidentielle de 2002, J.M. Le Pen avait recueilli 5,5 millions de voix. Quinze ans plus tard ce chiffre a presque doublé, témoignant du bilan désastreux des présidences Sarkozy et Hollande, Marine Le Pen a rassemblé 10,6 millions d’électeurs.

Bénéficiaire de ce désastre E.Macron ne saurait prétendre être devenu propriétaire des voix qui se sont portées sur son nom sans renoncer à leurs convictions propres…Avec seulement 18,19% des inscrits au premier tour son programme initial n’est évidemment pas majoritaire…

Approfondir la démocratie après avoir évité le pire, c’est désormais résister au fait accompli présidentiel…Macron, La République en marche, leur désir hégémonique, relève précisément de cette vieille politique avec laquelle ils prétendent rompre…ses principaux artisans sont issus des deux partis qui l’ont longtemps pratiquée, PS à gauche, UMP puis LR à droite…Sous la nouveauté autoproclamée d’E.Macron survit un vieux monde qui entend ainsi se sauver…s’ajoute ce choix de ménager, en ne leur opposant pas de candidature, les pires symboles de la présidence sortante, de M. Valls à M. El Khomri….

La composition renouvelée de l’Assemblée par En marche ne porterait en elle-même aucune garantie de plus-value démocratique, tant la culture institutionnelle de la Vème République invite aux majorités moutonnières, obéissantes et suivistes. Pis, ce zèle des convertis propre aux nouveaux venus en politique peut aussi bien renforcer son incapacité à se dresser face au pouvoir exécutif.

…Comme en miroir de la volonté hégémonique de LRM, porté par le fait présidentiel, la gauche dans sa diversité est aujourd’hui confrontée au désir hégémonique de La France insoumise porté par le score de J.L. Mélenchon au premier tour.

…Maître du jeu au soir du premier tour, Mélenchon, à l’inverse de son modèle F. Mitterrand dans les années 1970, alors champion de l’union pour reconstruire la gauche, s’est refusé à tout dialogue, à toute convergence, à tout rassemblement…Comment comprendre que des candidats de La France insoumise soient systématiquement opposés à des candidats de rassemblement et d’union qui ont incarné la résistance aux renoncements du quinquennat Hollande ?…

Allié objectif du césarisme présidentiel ce sectarisme risque fort d’amplifier la défaite de la gauche …car jamais la gauche n’a été aussi minoritaire et aussi fragile…En 2017 les scores additionnés de toutes les gauches ne dépassent pas 27,67% des exprimés.

Croire dans un contexte si défavorable, qu’une seule force pourrait solitairement relever ledéfi de l’opposition, ce n’est pas seulement s’illusionner, c’est aggraver les blessures portées à la gauche par le quinquennat Hollande, notamment sous le gouvernement Valls (…)

Il nous faut espérer que ces élections législatives donnent la main aux représentant-e-s les plus divers d’une opposition intelligente…l’enjeu de ces élections législatives imposer la vitalité d’un Parlement pluraliste au rêve hégémonique du pouvoir présidentiel. »

 

C’est en refusant le césarisme qu’annonce Macron comme le sectarisme de Mélenchon et en voulant voir émerger une gauche plurielle, que nous faisons le choix de voter Jean Michel Suau, mieux placé que le candidat EELV dont nous reconnaissons la valeur.

Conscients qu’appeler à voter PCF au premier tour de ces législatives, illustre aussi notre désarroi d’électeurs de gauche.

 

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