AGIR ENSEMBLE

pour vivre en harmonie à Saint Christol les Ales

 

Echo du Conseil. DIMINUEZ les LOUANGES et AUGMENTEZ les SUBVENTIONS. (Au lieu de faire le contraire) 18 janvier 2019

Classé dans : Non classé — agir ensemble 30380 @ 17 h 14 min

 

Cette année, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux du maire, les associations locales ont été mises à l’honneur.

«la vidéo, projetée ce mardi, mettait à l’honneur les 80 associations de la commune réunissant 4 500 adhérents » Grâce à elles, Saint Christol, est « Une ville où il fait bon vivre. » nous dit son premier magistrat (Midi Libre 11 janvier)

Puis dans une rencontre avec la presse Bénézet remet ça : « Je veux insister sur le dynamisme du tissus associatif, culturel sportif et solidaire : un atout pour le maintien du lien social et la convivialité. ».

N’en jetez plus la cour est pleine !

Seulement voilà, les subventions de la municipalité aux associations sont inversement proportionnelles aux louanges que Bénézet leur déverse.

En 2017 il a baissé leurs subventions de 10%.

En 2018 aucun rattrapage, la population augmentant, c’est en valeur absolue une diminution constante des subventions qu’ont subi les associations.

« Le tissus associatif culturel sportif et solidaire » tant flatté par Bénézet, a reçu en 2018 la somme de 59 015 euros (voir l’article « Tout est relatif ») soit la misère de 0,75% du budget de la commune d’un montant de 7 864 114,13 euros.

La comparaison est terrible quand on rapporte ces subventions aux indemnités des élus de la majorité municipale qui atteignent 1,22% de ce même budget.

On réalise que les 4 500 adhérents associatifs se partagent 59 015 euros quand les 22 élus majoritaires en reçoivent près de 100 000.

Moins de louanges, plus de subventions atténueraient ce qu’il faut bien appeler un scandale.

Mais il est vrai que les louanges ça ne mange pas de pain.

 

 

Echo du Conseil. MAIS QU’EST-CE QU’IL AVAIT FUME ? 16 janvier 2019

Classé dans : A propos du conseil....,Toutes — agir ensemble 30380 @ 16 h 25 min

 

Il faut assister aux séances du Conseil municipal de Saint Christol pour en mesurer la tristesse, dont celle du maire, Jean-Charles Bénézet, réduit au rôle de première pleureuse à cause des contraintes budgétaires.

Il faut lire ses éditoriaux dans le mensuel de la municipalité pour voir qu’il en fait un véritable mur des lamentations en répétant, inquiet, qu’on ne sait ce que l’avenir nous réserve, et faisant de « hélas » son terme fétiche.

Alors quand dans le contexte actuel (dérèglement climatique, pauvreté, chômage, gilets jaunes, violence, racisme…) il déclare à Midi Libre (12 janvier) « Je suis optimiste et enthousiaste » on en tombe à la renverse. On se demande ce qu’il avait bien pu fumer avant cette rencontre.

D’autant qu’ensuite il a de véritables hallucinations.

Il voit que «Des avancées ont vu le jour en 2018, en particulier sur des projets importants qui ont pris beaucoup de temps et une énergie considérable. »

C’est un vrai délire car en 2018 on a rien vu, il n’a rien fait.

Pour les vestiaires/arlésienne du Rouret dont les travaux pourraient commencer en 2019, il n’a que retardé leur réalisation. Le projet était ficelé « prêt à construire » à la fin, du mandat de la municipalité Roux.

La ZAC de Valés, troisième tranche à venir, elle a été lancée par la municipalité Sirvin.

Enfin si dans son « rêve » il évoque les routes, il devrait quand même savoir, après toutes ses années de mandats, que les routes principales sont de la responsabilité du département. 

Heureusement à la fin de sa rencontre avec la presse, Bénézet reprend ses esprits (la journaliste venait-elle d’ouvrir la fenêtre pour aérer la pièce?) et nous le reconnaissons enfin lorsqu’il martèle : « les contraintes budgétaires sont et seront toujours plus contraignantes ».

« Des contraintes contraignantes » là on a retrouvé notre Bénézet. Tant pis si ça casse notre optimisme et notre enthousiasme.

 

P.S. Après sa rencontre avec Midi Libre nombreux sont ceux qui pensent que la chanson préférée du maire est Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles.

Non. C’est une blague.

 

 

Revue de Presse. DISPARITIONS. 14 janvier 2019

Classé dans : Non classé,Toutes — agir ensemble 30380 @ 12 h 26 min

Jacques Brel a chanté « Les vieux ne meurent pas… » de nos jours c’est on ne peut plus vrai. La raison en est simple : les vieux ont disparu.

Cette situation est si dramatique qu’afin de palier à cette absence les municipalités en fin d’année doivent en appeler à d’autres catégories pour organiser des repas et offrir quelques cadeaux.

C’est ce que l’on découvre en lisant la presse locale.

Par exemple à Saint Jean de Maruejols « c’est le repas des aînés qui afait le plein ».

A Laval Pradel, là encore « les aînés étaient au repas de la municipalité »

A Euzet où « ils ont 65 ans et plus, les aînés ont fêté noël ». Seule manifestation où un âge est précisé. Ailleurs on ne sait pas, ce qui pose problème car on peut être l’aîné de quelqu’un dès son plus jeune âge.

Un article décrit à Saint Privat « le dernier repas (encore du Brel?) des aînés. Et toujours des aînés à Lédignan.

« Le premier repas des seniors » (catégorie dont on fait partie dès 21 ans dans les disciplines sportives) a eu lieu à Bourdic.

Tornac « a offert un bel après midi aux aînés, tandis qu’à Saint Paul la Coste « ils ont passé un repas en chansons » (les aînés evidemment).

Robiac Rochessadoule fait diversion car c’est « aux anciens » qu’il y a eu un repas d’offert. Un ancien est-il plus alerte qu’un aîné ? La question pourrait être posée.

Les aînés reviennent à Lamelouze où ils « sont passés à table » (sous la contrainte?)

A Saint Denis c’est la totale « Soixante aînés mettant à l’honneur les doyens du village. L’animation était assurée par Festi Senior ».

Un bon point à Salindres où les anciens forment un Conseil des sages.

A Saint Christol la presse relate la visite des élus à la maison de retraite Les Cigales. Sont-ce de jeunes retraités ou des vieillards en retraite ? Il n’est question que de résidents.

Les instituts de statistiques nous parlent du vieillissement de la population, mais dans notre revue de presse pas un seul vieux, pas même l’ombre d’une personne âgée ni d’un vétéran. Étonnant.

Pudeur ? Déni ? Ou bien éléments de langage qui après les repas des aînés laissent les salles aux techniciens de surface.

 

 

CITATION DE LA SEMAINE 2 13 janvier 2019

Classé dans : La citation de la semaine,Toutes — agir ensemble 30380 @ 18 h 31 min

La populace ne peut faire que des émeutes. Pour une révolution, il faut un peuple. 

Victor Hugo

 

 

AUTRE ROND-POINT. MÊME DISCOURS. 11 janvier 2019

Classé dans : Non classé,Toutes — agir ensemble 30380 @ 18 h 55 min

Ce vendredi matin (11 janvier) à Alès, au rond-point de la route d’Uzes -celui qui évoque le pont du Gard avec plus ou moins de bonheur- des « gilets jaunes » distribuaient un tract jaune.

On y lisait « Construisons la grève générale dans le pays »

Quand ? Comment? C’était pas dit, mais les termes « Stop à la casse sociale » et « Tous ensemble » sentaient bon un syndicat.

Souhaitant ne pas rester sur la mauvaise impression que j’avais eu en discutant sur un autre rond-point (voir l’article « Je ne porterai pas de gilet jaune ») je posais la question qui me tiens à cœur au « gilet jaune » qui me donnait le tract :

« Vous ne trouvez pas que c’est triste ces bateaux de réfugiés qui ne savent pas où accoster ?

Les « gilets jaunes » vous êtes d’accord pour qu’ils accostent en France ? »

J’ai eu droit à un « Non ! » sans appel. Auquel je répliquais « C’est ce que je pensais, vous n’êtes que des fachos. »

Dans l’après midi je repassais au même rond-point aux environs de 15 puis de 16 heures.

A l’aller une « gilet jaune » me tendit le même prospectus et je lui posais une question à peu près similaire.

« Que pensez-vous des bateaux comme l’Aquarius qui sauvent et transportent des réfugiés ? »

Joignant le geste à la parole elle me répondit « Ras le bol de ces gens là ».

« Vous n’êtes que des fachos » ai-je répété.

Au retour, sur une autre voie d’accès au rond-point deux « g. j. » distribuaient. Histoire de confirmer le dicton « jamais deux sans trois » j’eus droit à mon troisième tract et posai ma troisième question.

« Dites, au niveau de la solidarité, avec tous ces pauvres gens qui traversent la Méditerranée à cause de la misère et de la guerre, qu’est-ce qu’il faut faire? »

L’un m’a répondu « Nous on veut pas les faire entrer».

« On ne sera jamais d’accord bande de fachos » fut mon commentaire.

Les ronds-points et les porteurs de gilet changent, la xénophobie demeure -unanime-

Et quand je lis qu’une ministre est traitée de « pute à juifs » par un « gilet jaune » sans qu’aucun d’eux ne proteste ou ne condamne ce racisme, cet antisémitisme, je me demande dans quel monde nous vivons aujourd’hui, quel grand bond en arrière nous sommes en train de subir ?

Mais revenons en Méditerranée pour prévenir qu’il ne faut surtout pas confondre un gilet de sauvetage et un « gilet jaune » avec ce dernier tout pauvre bougre qui voudrait sauver sa peau, on le laissera se noyer.

 

Pierre-Gilles COULET

 

P.S Comme les « jaunes » que j’ai traités de fachos sont restés sans voix, je me demande s’ils n’ont pas été tout simplement surpris, étant peut-être peu habitués à ce qu’on leur dise ce que l’on pense d’eux.

 

 

UNE INTERPRÉTATION DU JAUNE. 8 janvier 2019

Classé dans : Toutes — agir ensemble 30380 @ 14 h 01 min

 

Les « gilets jaunes » d’Alès ont adressé une lettre ouverte au président de la République.

Ils y demandent de « revoir notre fiscalité » qu’il « est urgent de réguler la spéculation bancaire » et qu’il faut « une vraie mesure d’amélioration du pouvoir d’achat des plus démunis, les petits salaires, les petites retraites… »

Dans ce blog où nous avons toujours dénoncé la politique de Macron et de ses prédécesseurs avec les injustices sociales, les inégalités croissantes et la toute puissance des marchés financiers qui en découlent, nous ne pouvions qu’applaudir les revendications de ces jaunes là.

Mais leur conclusion nous a laissés pantois.

« Nous vous demandons également,écrivent-ils, de continuer à réformer notre pays qui en a bien besoin, ceci dans la concertation. »

La concertation, ça ne mange pas de pain. Pour nous occuper il y aura donc un « grand débat ».

Et « continuer de réformer » Macron ne demande pas mieux, cela consiste à poursuivre ce qu’il a si bien commencé : la liquidation de l’Etat social. C’est à dire les services publics et la solidarité afin que le capitalisme financier n’ait aucune régulation et les ultra-riches aucune contrainte.

Occuper des ronds points pour demander à Macron de « continuer à réformer » cela peut s’interpréter ainsi : ce qu’il fait nous fait mal et on en redemande.

Quant aux mesures annoncées par Macron pour augmenter le pouvoir d’achat d’une partie de la population elles coûteraient environ 10 milliards d’euros à l’Etat.

Pas question pour Macron de les faire payer par les ultra-riches en rétablissant l’ISF, pas plus qu’il ne touche au CICE et aux exonérations de cotisations sociales des grandes entreprises, ni aux baisses d’impositions sur les revenus du capital.

Alors qui va payer ?

Soit les classes moyennes, dont celles aux revenus médians qui constituent la majorité des « gilets jaunes » avec des augmentations d’impôts ou de taxes lorsqu’ils seront calmés.

Soit par une diminution des dépenses publiques donc des services publics dont les classes moyennes ont le plus grand besoin. Ce qui est le plus probable et correspond parfaitement à l’idéologie de Macron.

Cependant avoir des revenus qui augmentent et moins de prestations de santé, d’éducation,de transports etc, etc, c’est recevoir dans une main ce qu’on vous prend dans l’autre.

Tout ça pour ça ! Dans ces conditions le jaune des gilets peut s’interpréter comme la couleur attribuée aux cocus.

Il ne faut donc pas confondre gilet jaune et maillot jaune, même s’il arrive au premier d’encourager le second.

 

 

 

CITATION DE LA SEMAINE 1 6 janvier 2019

Classé dans : La citation de la semaine,Toutes — agir ensemble 30380 @ 17 h 59 min

« Le désespoir les a fait se dresser, le fascisme leur a donné un drapeau. »

Léon TROSTKY (1933)

 

 

MES 20 MEILLEURES LECTURES EN 2018.

Classé dans : Toutes — agir ensemble 30380 @ 14 h 24 min

 

« Lire pour vivre » disait Flaubert. Je n’ai pas voulu le contredire tout au long de l’année passée.

A partir de là, plutôt qu’une sélection d’événements, une sélection de livres me paraît plus opportune en ces temps irrationnels pour retracer 2018.

Voici donc « les vingt » qui ont le plus contribué à mon plaisir de lire.

En les classant par rubrique, honneur d’abord à la Littérature.

Il m’a le plus marqué cette année, et aucun ennui au bout de plus de 1 000 pages, c’est

« 4 3 2 1 » de Paul Auster . Quatre variations biographiques, quatre possibilités, quatre trajectoires pour un seul personnage. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même qui traversent l’histoire américaine des années 50 et 60 que nous suivons grâce à un conteur génial.

« Les couleurs de l’incendie » C’est le deuxième volet de la trilogie de Pierre Lemaître commencée avec « Au revoir là haut » qui fut prix Goncourt 2013. Situé dans la haute société financière et politique de l’entre deux guerres ce n’est pas encore de l’Aragon mais ça se dévore.

Un auteur à découvrir, si ce n’est déjà fait, Joël Baqué et sa « Fonte des glaces » où un charcutier voeuf et en retraite devient une icône de l’environnement par un soudain attachement aux manchots. Le charcutier étant toulonnais l’influence du rugby à travers le RCT y est forte.

Toujours fan de Thomas B. Reverdy j’ai liquidé en une journée, c’est vous dire, « L’hiver de notre mécontentement » Londres, la jeunesse pleine d’espoir, ses travailleurs précaires, le théâtre, Margaret Tatcher et Richard III. Rien à voir avec Paris et Macron aujourd’hui, quoi que…

Aurélie Filipperri était écrivaine avant d’être ministre, elle n’est plus ministre, elle est touojurs écrivaine. La preuve, « Les idéaux » une autobiographie « flottante » une sorte de « mentir vrai » à l’écriture flamboyante que certains trouvent trop riche ou trop complexe, moi pas.

L’histoire : elle est de gauche, il est de droite, ils s’aiment. Quand il est ministre elle est députée, puis c’est l’inverse (ce fut ainsi dans la réalité) Ils ont de l’espoir, des illusions mais avec Sarkozy pour lui, et Hollande pour elle, tout s’effondre (mais le pire était à venir).

La rubrique se terminera avec » Idaho » d’Emily Ruskovich un très beau roman au milieu des paysages sauvages de cet Etat américain. Il nous emmène sur les chemins tortueux et imprévisibles des souvenirs d’une famille et d’une enquête qui veut les démêler. « Un livre magnifique » a écrit sans trop de risque le New York Times.

Puis il ya les passerelles qui nous amènent de la littérature tout court à la littérature policière (expression qui semble remplacer le « roman policier »)

Parmi mes 20 meilleures pioches 2018 deux ouvrages assurent cette transition. L’un désigné comme roman sur sa couverture est surtout un polar, l’autre dans la collection « Polar rouge » est aussi un roman.

Le premier est « La disparition de Stephanie Mailer » écrit par Joël Dicker. L’auteur y fait preuve de la même maîtrise pour captiver le lecteur qu’avec son premier grand succès « La vérité sur l’affaire Harry Québert » (2012) dont on a pu voir récemment une adaptation très réussie en série télévisée par Jean Jacques Annaud (à condition d’avoir ignoré les coupures publicitaires) Là aussi une procession de coupables innocentés les uns après les autres. Ce n’est que dans les toutes dernières pages que l’on découvre l’assassin du maire de la petite ville et de sa famille (Un plaisantin l’aurait offert à Jean Charles B. pour le faire flipper).

Le second est « Très grand Paris » de Valérie de Saint-Do. Un cartographe, une rockeuse, un SDF au passé obscur, un danseur, un peintre…Tous ont en commun d’être des arpenteurs de banlieue, de ses lisières et de ses rares espaces de friche .L’insolite est leur quotidien. Bien sur il y a la drogue, l’immobilier, le sexe, des meurtres et une disparition qui en font un polar.

Voici donc la Littérature policière.

Pour commencer honneur à « La Daronne » un polar jouissif et amoral concocté par Hannelore Cayre une avocate pénaliste à la plume incisive. C’est la vie d’une veuve traductrice pour le ministère de la justice qui passa des milliers d’heures à transcrire des écoutes entre petits dealers et grands bandits jusqu’au jour où…

Le problème des lecteurs de romans policiers c’est l’addiction. Lorsqu’un auteur leur plait ils vont lire tout ce qu’il a pu écrire. Ce qu’il se passa avec le maître du genre islandais Arnaldur Indridasson et sa « Trilogie des ombres » comprenant « Dans l’ombre » « La femme de l’ombre » et « Passage des ombres » Ce sont trois enquêtes menées par un policier islandais et un policier militaire canadien pendant la seconde guerre mondiale, période que les islandais appellent « l’occupation » par les troupes britanniques puis américaines. Des personnages attachants. Des histoires captivantes.

Contrairement à d’autres années, deux compagnons de voyage ont été divertissants, emballants même en 2018. Il faut avouer qu’il s’agissait de deux valeurs sures du genre.

Michael Connelly d’abord avec le retours de son héros Harry Bosch qui « Sur un mauvais adieu » doit retrouver un héritier que certains ne veulent pas voir apparaître.

Puis je ne pouvais pas lâcher « Une fille en cavale » qui signait le retour de Charlotte Link que les allemands désignent comme la reine du suspense psychologique. L’on voit un  promeneur, lui-même un peu perturbé, croiser sur la plage une fille en détresse. En lui offrant son aide il va plonger dans une histoire criminelle dont les ramifications s’étendent jusqu’en Europe de l’Est.

Il n’est pas récent (2015) mais je n’ai lu que cette année « La main de dieu » montrant que l’auteur de la « Trilogie berlinoise » Philip Kerr était aussi un passionné et un fin connaisseur du football et de ses arcanes, de la violence et de la corruption qui mènent le jeu. C’est passionnant jusqu’au coup de sifflet final.

Histoire deux ouvrages de cette catégorie font partie du club des vingt.

Du hollandais Martin Bossenbroek « L’Or , l’Empire et le Sang » la guerre anglo-boer (1899-1902) conflit inaugural des tragédies du XXème siècle. Avec un talent littéraire incontestable il met ses pas dans ceux de trois acteurs du conflit : le diplomate et juriste Willem Leyds au service de la république du Transval, le remuant correspondant de guerre Winston Churchill et le jeune soldat boer Deneys Reitz, et le livre devient une épopée.

L’historienne Michelle Perrot quant à elle, fait découvrir « George Sand à Nohant » où elle a écrit l’essentiel de son œuvre pendant que Chopin y réalisait la majeure partie de la sienne. Un endroit de créations et d’échanges avec musiciens, peintres, écrivains, une cellule politique inspirée par le socialisme et le désir de changer le monde. Par son talent l’auteure nous y fait vivre aussi.

Ce dernier livre pourrait aussi être considéré comme une Biographie où se situe l’excellentissime « Molière » de Georges Forestier qui se glisse dans l’intimité du créateur, révèle les secrets de fabrication de ses œuvres et fait découvrir la logique qui préside à l’enchaînement des pièces. On retrouve le Molière que ses contemporains ont connu et qu’un monceau de légendes nous a dérobé.

Et pour finir deux ouvrages qui ont dominé mes lectures « sérieuses » ou plutôt « techniques » qui procèdent à la fois de Politique, Economie et Philosophie Ce sont « La société ingouvernable, une généalogie du libéralisme autoritaire » de Grégoire Chamayou associé au « Traité d’économie hérétique » de Thomas Porcher.

C’est avec eux que j’ai souhaité clôturer cette liste car ils sont on ne peut plus d’actualité.

Les « gilets jaunes » devraient les lire, se les approprier, cela leur permettrait d’éviter leurs dérapages, de se retrouver dans une impasse, bloqués par les absurdités dangereuses d’une Walkyrie et les délires distillés par Le Fada Insupportable.

Ils comprendraient que Macron et le capitalisme financier qu’il représente, sont prêts à subir et « en même temps » organiser quelques mois de chaos si cela leur procure vingt ans de tranquillité et de domination sans partage.

Bonjour 2019 et bonnes lectures

 

Pierre-Gilles Coulet

 

 

 

VŒUX 2019 1 janvier 2019

Classé dans : Non classé,Toutes — agir ensemble 30380 @ 12 h 20 min

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CITATION DE LA SEMAINE 52. 31 décembre 2018

Classé dans : La citation de la semaine — agir ensemble 30380 @ 23 h 10 min

 

« Une vision du bonheur : la lecture d’un livre. »

Alberto Manguel

Conteur, traducteur et éditeur canadien.

 

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